Aujourd'hui, j'aimerais parler de ma classe, qui est - non sans blague - une classe de khâgne. Alors, qu'est-ce que la khâgne, me demanderez-vous ? C'est une classe constituée de gens plus ou moins sains d'esprit, qui sont censés bosser comme des malades, et ceci afin de réussir le concours de l'Ecole Normale Supérieure. Telle est la vie du khâgneux, qu'on peut résumer à boulot, boulot, boulot.

Là, j'exagère un petit peu. Ils ne bossent pas tout le temps. Quand ils ne bossent pas, c'est parce que leur cerveau n'est plus en état de marche, et ils deviennent complètement fous. Ils traînent sur internet à des heures avancées de la nuit, font des tests débiles comme le test de la greluche et le pire c'est que certains réussissent à avoir des scores tels que 92 ! (non, moi, je n'ai eu que 4, et le plus mauvais score enregistré est de -24 actuellement).

Les khâgneux sont des individus étranges. Ils trouvent parfois leur vie trop monotone (bah oui, c'est monotone de toujours bosser), ce qui pousse certains d'entre eux à se déguiser pour aller en cours : voici l'exemple d'un individu de ma classe qui s'est déguisé en barbare à l'occasion d'un cours de philo portant sur culture et barbarie.



Un des sujets de discussion favoris des khâgneux : les profs. Ils créent même des forums dans lesquels sont regroupées les citations des profs, certaines valant réellement le coup d'être notées. D'autres préfèrent inclure toutes ces citations dans leurs cours (ce qui aide à mieux les relire). Il faut dire que dans mon lycée, les profs, c'est quelque chose. Venez en khâgne moderne au lycée Fénelon dans le 6ème arrondissement de Paris ! Y'a que là où vous trouvez des profs qui disent : "Si vous avez moins de 8 au concours, on vous tue, on tue vos parents, votre descendance, on rase votre village et on répand du sel sur les ruines. C'est pour ça qu'on a des bons résultats à Fénelon, pas parce qu'on est spécialement doués." (ça c'était notre cher Jean-Louis, le meilleur prof de géographie qu'on puisse connaître)

La vie de khâgneux, c'est presque l'Enfer. Mais la vie de khâgneux à Fénelon, c'est un enfer rigolo. Entre les paris débiles, les discussions qui n'ont ni queue ni tête, les grimaces échangées pendant les devoirs - et même les boulettes reçues sur la tête, les blagues de khâgneux niveau CE2 (j'avais demandé à un mec de ma classe de me faire un dessin, et il m'a fait un dé saint = un dé avec une auréole dessus... haha), et les soirées sympas sur les quais de la Seine... on est servis !



Vous vous imaginez que ce message a été écrit par une fille malade, qui a passé ses deux dernières épreuves de concours blanc avec la crève, qui a souffert le martyre durant ces deux épreuves, et qui essaie quand même de voir la khâgne du bon côté ?

Vous avez raison, elle est folle.


 
 

Tiens, pour une fois, je ne vais pas raconter ma vie... J'ai retrouvé un vieil article que j'avais publié sur STW, et je me suis dit que ça serait intéressant de le mettre dans mon blog. Antoine, ceci va t'intéresser, je crois ^^
Vous êtes-vous amusés à parcourir les tests de personnalités pour découvrir à quel personnage de Star Wars vous ressemblez le plus ? J'en ai testé quelques uns, et voici les résultats. (ils sont tous en anglais)



 1er test

Il est basé sur 27 questions plutôt simples, à deux réponses possibles par questions, du genre : "êtes vous plutôt porté sur le présent ou sur le futur ?", "préférez-vous la théorie ou la pratique ?", "préférez-vous arriver à l'heure à un rendez-vous ou en avance ?". Les personnages de Star Wars auxquels vous risquez de ressembler sont au nombre de 8 : Han Solo, Yoda, Chewbacca, Threepio, Artoo, Darth Vader, Luke Skywalker et Leia.

Ils ont dit de moi que mon profil correspondait à Chewbacca, incroyable mais vrai !



2ème test

Il s'agit de questions auxquelles vous répondez par "totalement d'accord, d'accord, peut-être, pas d'accord, pas du tout d'accord". Les questions sont très basées sur l'univers de Star Wars, et on sait à quel personnage ça renvoie. Du genre : "avez-vous beaucoup de cheveux ?", "aimez-vous les vauriens ?"...

Résultat : Je ressemble à Padme. (plus vraisemblable que Chewbacca, déjà), puis viennent dans l'ordre : Princess Leia, R2-D2, un Ewok, Han Solo, Chewbacca, Luke Skywalker, Lando Calrissia, Obi-Wan Kenobi, Qui-Gon Jinn (ça c'est pour que vous sachiez les choix possibles)



3ème test

Dans le même genre que le test précédent, avec une gradation dans les réponses. 40 affirmations, du genre : "les tatouages, c'est cool" ou "le pouvoir, c'est bien" et l'on doit dire si l'on est plus ou moins d'accord.

Là, j'ai 75% pour Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker et Palpatine. Ils m'ont demandé parmi les 3 affirmations suivantes laquelle je trouvais la plus juste entre "vous pourriez tout sacrifier pour vos amis", "ceux qui vous ont trahis sont comme morts pour vous" et "les gens sont manipulables", j'ai pris la dernière option, donc je suis Palpatine !
Les autres choix : Anakin Skywalker / Darth Vader en 4ème position, puis Leia, Yoda, Han Solo, Boba Fett, Padme et Darth Maul



4ème test

Enfin, le meilleur pour la fin ! Un test avec des questions à choix multiples, une seule réponse par question. Y'a la musique de fond en plus, avec ce test, et il est quand même plus beau que tous les autres.

Je l'avais déjà fait, et je retrouve le même résultat : je suis Yoda ! Je ne sais pas trop quels autres personnages sont possibles, mais d'après les questions, je pense qu'il y a au moins l'Empereur, Darth Vader, Darth Maul, Jar Jar Binks, Luke, Leia, Obi-Wan Kenobi, Qui-Gon Jinn, Boba Fett, Jabba le Hutt, Wicket l'Ewok...







Voilà, c'est fini. N'empêche, entre Chewbacca, Padmé, Palpatine et Yoda, je suis vraiment schizo, vous ne trouvez pas ?

Tags: test star wars

Votre plus grande peur

8 mars 2007 17:18
 
 

 

Récemment, j’ai demandé à ma meilleure amie ce qu’était sa plus grande peur. Et elle m’a répondu : « Ma plus grande peur, c’est que personne ne me rattrape à un certain moment. » Moi, ma plus grande peur, je crois, c’est le contraire. De ne pas rattraper une certaine personne à un certain moment. Ca m’est déjà arrivé deux fois. La première fois, c’est toi qui es tombé, alors que je n’avais pas dix-sept ans. La deuxième, c’était quelques mois après, et je n’ai rien pu faire non plus pour le sauver, lui. Je n’ai pas pu vous rattraper. Si ta chute n’a pas donné trop de dégâts, la sienne a été mortelle.

 

La première fois m’a profondément marquée. J’étais allée passer un week end en famille chez ma sœur quand tout à coup, tu as commencé à m’envoyer des messages bizarres. Je ne comprenais pas ce qui te trottait dans la tête, mais je continuais à te répondre en espérant que cela passerait. Puis ton dernier message est arrivé. Il disait en gros que tu étais désolé, et que je méritais mieux que toi. Et là j’ai eu peur. J’ai envoyé un, deux, trois messages… sans réponse. Au bout d’un certain temps, j’ai essayé de t’appeler dix fois, vingt fois, et toujours pareil : ton répondeur qui me disait d’un air narquois que tu n’étais pas disponible pour le moment, et que tu me rappellerais dès que possible.

En arrivant chez moi, je me suis vite connectée sur mon ordinateur. Tu n’étais pas là, j’ai demandé à tous nos contacts en commun s’ils t’avaient parlé récemment, et ils m’ont dit que non, qu’ils étaient là depuis le matin et qu’ils ne t’avaient pas vu en ligne. Complètement désespérée, j’ai essayer de contacter tout le monde, et ton meilleur ami m’a dit que je n’étais pas la seule à avoir reçu des messages étranges, qu’Eve aussi en avait eu. Et là, j’ai commencé à paniquer. Surtout quand Alex a ajouté que ce n’était pas la première fois que tu faisais ce coup-là, qu’il t’était arrivé de disparaître pendant deux ou trois jours, que t’avais fait des fugues dans ta jeunesse, et que finalement, on t’avait toujours retrouvé.

Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit-là, et le lendemain matin, quand je suis allée en cours, je n’étais pas de très bonne humeur. Je n’ai pas dit à Virginie ce qui n’allait pas, mais elle a deviné qu’il y avait eu un problème entre nous. En rentrant du lycée, le soir, je me suis spontanément dirigée vers l’arrêt du 146, hésitant à venir chez toi vérifier si tout allait bien. Finalement, comme le bus n’arrivait pas, je suis rentrée chez moi. J’ai encore essayé de voir ce qui t’était arrivé, et le soir-même, Eve m’a appelée. Elle m’a juste dit : « Ne t’inquiète pas, il va bien, il t’appellera demain, et il m’a chargée de te dire qu’il t’aime. »

Et tu m’as appelée, pour me dire que tu étais à l’hôpital, que je ne devais pas m’inquiéter. Au fond de moi, je savais déjà ce que tu avais fait pour te retrouver ainsi là-bas, et je culpabilisais. Je n’avais rien vu venir. Je t’ai rendu visite là-bas, et ta mère était sur place, c’était la première fois que je la voyais. Ce n’étaient pas vraiment des circonstances très heureuses pour faire connaissance. Tu es sorti de ta chambre, et on a fait un tour dans les couloir. Tes poignets étaient bandés, et tu m’as dit en plaisantant : « T’as vu, je me suis fait une fracture des deux poignets. »

Moi, j’avais les larmes aux yeux, et je me suis mise à pleurer. Tu m’as quasiment rendue folle pendant deux jours, et tout ce que tu trouvais à dire, c’était une blague stupide. J’ai tellement culpabilisé, je me suis dit que j’aurais dû le savoir, que j’aurais dû voir ce qui n’allait pas chez toi. Mais le problème c’était qu’entre nous tout allait bien. Et c’était justement la seule chose de bien dans ta vie. Tu avais tout raté : tu ne savais pas quoi faire de ta vie, tu avais laissé tomber tes études, tu étais complètement désespéré. Et tu te disais que tu n’étais pas assez bon pour moi, alors pourquoi continuer ainsi, hein ? Quelle pensée stupide !

Finalement, tu t’en es remis, et moi aussi. Pendant les mois qui ont suivi cet « accident », j’ai vécu dans une sorte de brouillard. Je me suis concentrée sur mes études, pour essayer de ne pas repenser à toute cette histoire. J’ai eu mon bac avec mention, tu es sorti de l’hôpital, et on a fini par tout reconstruire. Et c’est là qu’il est arrivé dans ma classe, et que je l’ai remarqué le jour de la rentrée. Il portait le même prénom que toi, et semblait très sympathique. C’est pourquoi je suis allée tout de suite vers lui. C’était le premier garçon de ma classe avec qui j’avait fait connaissance, on avait mangé ensemble à la cantine, il était mon voisin de table et il me racontait des petites blagues en cours. Là aussi, je n’ai rien vu venir. Le week end est arrivé, et le lundi matin, j’ai eu beau le chercher des yeux, il n’était pas là.

Le proviseur est entré dans notre classe, et il a commencé à dire : « C’est la première fois que cela m’arrive depuis que je suis ici. Votre camarade ne reviendra pas en cours. » Je n’ai pas entendu la suite de son discours, je savais déjà ce qui était passé. Le proviseur a demandé ensuite à ses amis proches de venir, mais comme je venais à peine de le connaître depuis la rentrée, je ne me suis pas présentée à son bureau.

Deux fois, en quatre mois d’intervalle… deux personnes portant le même prénom, avec qui je m’étais liée d’amitié.

On dit « jamais deux sans trois ».

J’espère que la troisième fois n’arrivera jamais.