Ca fait très longtemps que je n'ai posté aucun message, parce que je suis censée être en pleines révisions. Et il faut bien dire censée. Parce que pour l'instant, je n'ai pas fait grand chose. J'avais prévu tout un planning de travail etc, planning que, comme d'habitude, je n'ai pas respecté. En revanche, je me suis accordé pas mal de libertés, et j'ai perdu mon temps -_-'

C'est bizarre de penser que mon avenir va se décider dans moins de 10 jours ! Ce sera juste 6 épreuves, et si je les rate, toute ma vie va être chamboulée. Non pas que je vais me suicider si je rate le concours, mais que ces quelques heures passées devant une copie vont devoir être la synthèse de tout le travail que j'ai accompli. D'une certaine manière, c'est complètement injuste.
Imaginez que je ne sois pas en forme le jour de l'épreuve, et que je la rate.
Imaginez que je tombe sur un correcteur méchant.
Imaginez que les copies avant moi étaient toutes excellentes et que le correcteur baisse ma note en fonction.
Imaginez que...

Bon, on arrête avec tout ce pessimisme. N'empêche, je traverse une période de découragement, et j'arrive pas à me concentrer pour bosser. Oui, je sais que j'ai une chance, et que je devrais en profiter pour bosser à fond, sachant que j'ai une chance. Mais j'ai bizarrement pas la tête à ça. Surtout qu'il fait beau, que mon cousin vient à la maison, que patati, que patata... tant de choses qui me détournent de ma mission !


Allez, Agent Artémis, ne vous découragez pas, on y retourne !

Humeur: Grognonne

24h de la vie d'un sourd

29 mars 2007 00:16
 
 

Un texte que j'ai pondu assez rapidement (on avait juste un délai de 3 jours) sur le thème "24h de la vie d'un sourd" dans le cadre des Surdolympiques organisées par SGN.
En ce moment, je travaille au piano la sonate "La Tempête" de Beethoven, écrite en 1802, à l'époque du Testament d'Heilgenstadt. Il s'agit du moment où Betthov était complètement désespéré à cause de sa surdité et pensait à se suicider. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire vingt-quatre heures de la vie de Beethov, dans la vie de ce compositeur génial, qui souffrait atrocément, mais qui, malgré tout, restait optimiste dans ses oeuvres, et croyait encore en l'homme.




« O vous, hommes qui pensez que je suis un être haineux, obstiné, misanthrope, ou qui me faites passer pour tel, comme vous êtes injustes ! Vous ignorez la raison secrète de ce qui vous paraît ainsi. (…) Songez que depuis six ans je suis frappé d'un mal terrible, que des médecins incompétents ont aggravé. (…) Et pourtant il ne m'était pas encore possible de dire aux hommes : Parlez plus fort, criez, car je suis sourd. »


Le soleil s’est levé et quelques rayons entrent par la fenêtre pour me caresser le visage. Je me réveille. Il était un temps où j’entendais le chant des oiseaux le matin. A présent, je n’entends pour ainsi dire plus rien. Je suis sourd. Quel comble pour un homme comme moi, un musicien, un compositeur !

Je me lève, fais ma toilette et m’habille. Une simple routine. Il me faut maintenir des habitudes, comme des rituels. Cela me permet de créer un certain ordre, une certaine stabilité dans ma vie. Ainsi, je ne deviens pas fou. De toute façon, certains me croient déjà fou. Ils sont victimes de mon humeur désastreuse… Qui ne serait pas dans cet état en avec une telle maladie ? Le médecin m’a envoyé ici, à Heiligenstadt, pour me reposer, et ménager mon ouïe. Mais tout ce que je peux faire, c’est crier mon malheur. Je hurle, en essayant d’entendre ma voix, un son auquel je puisse me raccrocher. A peine un murmure. Et peut-être l’ai-je inventé. Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui ne l’est pas ? J’ai parfois le sentiment d’entendre un son, mais ce n’est que le fruit de mon imagination. Alors je frappe sur les murs. Il n’y a que cela de réel : la douleur, la frustration, le désespoir.

Je m’assois à mon bureau. Les notes se bousculent dans ma tête, attendant que je les écrive. Je me concentre et écoute intérieurement le début de mon thème. Un thème rapide, enflammé, révolté. Il faut que j’exprime ma douleur, ma solitude. Je me suis isolé de la compagnie des autres hommes, ne pouvant entendre leurs paroles. Je me suis isolé pour ne pas qu’ils ne remarquent mon état. Je me suis isolé, pour ne pas être humilié.

J’ai enfin terminé ma symphonie. Il est à présent midi passé. Comme d’habitude, je déjeune seul, un autre rituel qui règle mes journées. Puis bien sûr, la promenade au bord de la rivière. Même si je ne l’entends pas, je peux imaginer le murmure de l’eau. Néanmoins, avec mes autres sens intacts, je peux encore sentir l’odeur de la nature, les caresses du vent, la beauté du paysage… La nature me donne quelque réconfort. Mais ne remplace pas la compagnie des hommes.

En rentrant, je vois des gens passer, des gens qui vont à la taverne située à deux pas de chez moi. Je n’ose pas y mettre les pieds. Quand je passe devant, je n’entends qu’un léger brouillard sonore, alors que je sais pertinemment que les discussions vont bon train dans ce lieu. Peut-être parlent-ils de moi, de ce musicien fou ? Je ne parle plus à personne. Les seuls modes de communication qui me restent sont d’une part la musique, puis les mots couchés sur le papier.

J’écris. Ou plutôt je griffonne sur du papier. Mon testament. Car je n’en peux plus de cette vie. L’art seul m’a retenu. Mais j’ai achevé ma symphonie. Une symphonie qui se termine par une touche d’espoir. Le seul espoir qui me reste, c’est la mort. J’écris ma dernière phrase. Aujourd’hui était mon dernier jour. Les vingt-quatre dernières heures de la vie d’un sourd.


« Ainsi c'est fait : avec joie je vais au devant de la mort (…) — Viens quand tu voudras, je vais courageusement au-devant de toi. — Adieu, et ne m'oubliez pas tout à fait dans la mort, j'ai droit à cela de votre part, car dans ma vie souvent j'ai pensé à vous rendre heureux, soyez-le — »

Ludwig van Beethoven, Testament de Heiligenstadt, 1802

Humeur: Calme

Vous et la politique ?

23 mars 2007 14:14
 
 

Toujours dans les tests débiles, et parce qu'on est à un mois des présidentielles (et des concours pour moi), voici quelques uns des sites que vous pouvez consulter si vous êtes encore indécis sur la personne pour qui vous allez voter.




Vous ressemblez à Ségolène Royal à 60%

2/ Dominique Voynet : 44%

3/ François Bayrou : 44%

4/ Frédéric Nihous : 40%

5/ Marie-Georges Buffet : 36%

6/ Nicolas Sarkozy : 36%

7/ Jean-Marie Le Pen : 32%

8/ Olivier Besancenot : 28%

9/ Philippe de Villiers : 28%

10/ Arlette Laguiller : 20%



 

Le politest

Celui-là, c'est pour savoir à quel parti vous vous rapprochez le plus. Il est assez sérieux, fait par les élèves de Sciences-Po.


Vous vous situez au centre gauche.

Les partis dont vous êtes le plus proche (dans l'ordre) :

1. Cap 21 (le mouvement de Corinne Lepage)
       Cap 21 soutient la candidature de François Bayrou.

2. l'UDF
       L'UDF soutient la candidature de son président, François Bayrou.

3. Génération Ecologie
    mais, en règle générale, vous accordez plus d'importance au contexte dans lequel les gens évoluent (ou moins d'importance à leur responsabilité personnelle).
    Génération Ecologie soutenait la candidature de sa présidente, France Gamerre, qui n'a pas réuni les 500 signatures nécessaires.



Réponse :
1) Dominique Voynet (9 points
2) Ségolène Royal (8 points)
3 Marie-George Buffet (7 points)

(que des filles, hein ?)

Humeur: Sarcastique